Le bassin de Marseille qui s'ouvre largement à l'ouest sur la mer est bordé par des collines : au nord l'Étoile et la Nerthe, à l'est la Sainte-Baume, au sud Carpiagne et Marseilleveyre. De cette vaste dépression émerge un piton de calcaire urgonien (d'âge barrémien, un étage du crétacé) d’une hauteur de 162 mètres au sommet duquel s'élève la basilique Notre-Dame de la Garde.

Ancienne carrière Honoré
Cette colline a fait l'objet d’une exploitation de carrière ouverte à partir de 1905, postérieurement à l'édification de la basilique. Cette carrière exploitée par M. Honoré a fonctionné jusqu'en 1946. On estime que, durant cette période, un volume de 800 000 m3 a été extrait. La colline qui se prolongeait en continu au sud vers les hauteurs du quartier de Gratte-Semelle, est entamée par une saignée dans laquelle la rue du Bois-sacré a été ouverte. Cette falaise artificielle fait l’objet d’une surveillance importante, avec des visites régulières et des purges préventives pour éviter les éboulements.

Par sa situation en bordure de rivage et son élévation, la colline de la Garde était au temps de la navigation à l’estime, un point d'observation et un amer. Elle a donc sans doute été occupée depuis fort longtemps comme poste de vigie et tour de guet. En 1302, Charles II d’Anjou intime l'ordre de veiller à ce que des signaux se fassent le long des côtes méditerranéennes provençales ; parmi les points désignés figure la colline Notre-Dame de la Garde. (Source Wikipedia)